Faut-il encore un an avant que soient posées les questions vitales pour le pays :
• sur le renoncement à une réforme des retraites injuste et insupportable aux travailleurs modestes ;
• sur l'enfermement de la France dans des contradictions stupéfiantes : en Côte d'Ivoire, en Lybie, en Tunisie, en Égypte ..., où nous aurons combattu ceux que nous soutenions ;
• sur la trahison du Grenelle de l'environnement d'un contenu pourtant déjà bien faible ;
• sur l'approfondissement abyssal du fossé entre les très riches et les autres ;
• sur l'enfermement dans le choix énergétique du nucléaire en dépit des évidences mises en lumière à Fukushima ;
• sur la recherche de solutions répressives pour mettre fin à la délinquance, notamment celle de jeunes, sans combattre les causes d'une situation qui ne trouve pas réponse dans les prisons ;
• sur la réduction des aides publiques à tous les services publics ;
• sur le maintien et l'aggravation du machisme en politique, notamment par le maintien du cumul des mandats ;
• sur la complicité avec les organismes qui continuent de polluer impunément qu'il s'agisse des producteurs de produits OGM, de pesticides, ou d'engrais inutiles ;
• sur la marchandisation des médicaments et l'industrialisation de la pharmacie ;
• sur la réduction drastique des postes de fonctionnaires dans les domaines les plus essentiels (éducation, santé,transports...) ;
• sur le culte hypertrophique de la croissance présentée comme un remède à tous les maux économiques et sociaux ;
• sur l'inculture obscène d'une publicité sotte, "décervelante" et aux ordres d'une économie fondée sur le profit bien avant la satisfaction des besoins ;
• sur la privatisation accélérée de tous les services et toutes les entreprises comme prétendue amélioration de la gestion des affaires économiques ;
• sur l'arrêt de l'ascenseur social et l'impossibilité d'assurer désormais la sécurité professionnelle.
• sur l'affichage sans vergogne d'une méritocratie formelle générant des oligarchies antidémocratiques.
• sur la culpabilisation des misérables présentés comme responsables de leur sort ;
• sur l'absence de solidarité véritable avec les peuples privés des moyens d'assurer leur développement et qui continuent de subir l'exploitation des grandes entreprises occidentales ;
• sur le nationalisme contemporain qui prend la forme d'un rejet des immigrations ^passées, présentes et à venir dans un monde surpeuplé et déséquilibré;
• sur l'affirmation effrontée d'un attachement à l'Union européenne alors que deux ou trois États y sont les seuls décideurs.
• sur le mépris et la persécution des Roms symbole même de tout ce que les privilégiés rejettent.
• sur... etc, etc...