Je sais où je vais.
Ma voie est tracée.
Sur mon chemin de vie,
j'ai fait mon choix.
Mon chemin est vert.
J'ai opté pour l'écologie.
J'ai pris parti.
Mais reste libre.
Aucun parti ne contient
ma prise de parti.
Je suis homme de mouvement,
pas de parti pris.
Il n'est d'écologie
qu'à gauche.
Il n'est de gauche
qu'écologique.
Pas n'importe quelle gauche.
Pas n'importe quelle écologie.
La gauche mal à droite.
L'écologie de l'écosophe.
Je marche vers.
Je ne marche pas Vert.
Je marche à gauche,
sans me retourner.
Qui, à gauche, se retourne,
se retrouve à droite.
Il revient en arrière,
et perd son chemin.
Ma voie est tracée.
Nul ne me l'a tracée.
Je l'ai longuement tracée.
En la suivant, je me suis.
Les repères sont fugitifs.
Quand la gauche n'est plus à gauche,
on n'est jamais tout à fait là
où l'on croit être.
Je me perdrais si...,
Si je ne restais qu'à gauche.
Et plus encore si...,
Si je me glissais à droite.
Il y a pire que de s'égarer,
c'est de rester immobile.
Qui ne bouge
est à jamais perdu.
La droite garde toujours la main.
Les gauchers sont des artistes.
La droite se pense et veut légitime.
Par nature! Mais quelle nature?
Je suis d'une gauche autre,
celle qui est et n'existe pas.
La gauche radicale
Des innombrables sans.
Celle des privés de tout,
mes alter égo,
mes semblables,
mes frères.
La gauche est morte.
Vive la gauche.
Vive la gauche utopique.
Celle qui ne se résigne jamais.
Cette gauche qui est d'ailleurs.
Celle qu'on ne voit nulle part.
La gauche qui est la droite de ce Dieu
qui renverse les puissants de leur trône.
J'aime la gauche incompatible.
Celle qui vide les églises.
Pour mettre le peuple là où est sa place,
dans la rue.
Car c'est la rue qui dirige
même si elle ne gouverne pas.
Qui gouverne tient le gouvernail.
Qui dirige tient le compas.
La gauche qui marche se dirige.
Elle se dirige vers son objectif,
Une utopie perpétuellement visée.
Jamais atteinte et toujours là.
La gauche qui sort et rit,
qui est dehors,
qui marche et chante,
la seule à même de tout changer.
Être mal à droite
n'est pas être malhabile
c'est n'être jamais à sa place
au milieu des nantis.
Être écosophe
c'est être hospitalier,
citoyen du monde,
haï.
Car celui qui veut que dure
l'injustice dont il profite
est un prédateur
d'une cruauté inouïe.
J'ai tracé ma voie.
Celle d'un cosmopolite.
Pour qui tout homme en vaut un autre.
Je suis un homme, je suis un Rrom.
dimanche 20 mai 2007
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