dimanche 6 janvier 2008

De l'écologie du comportement politique local

• Les "militants" se noient dans le temps.
• L'action citoyenne est confondue avec le culte du chef.
• Le conseiller municipal approuve et n'agit pas.
• L'élu se montre et démontre mais n'anime pas la vie publique.

Derrière ces quatre affirmations se cache une critique politique résumée, - c'était hier...-, par la formule qui a fait fiasco : "faisons de la politique autrement". Oui, car : autrement-que-quoi?

Autrement qu'en se laissant dévorer par la "réunionnite", cette passion, cette exigence qui ne laissent plus le temps de lire, d'écrire, donc de penser. Qui ne vit pas une écologie du temps, qui ne gère pas ses rythmes de vie, cesse d'être efficace.

Autrement qu'en se laissant dévorer par les culte et service du leader en capacité de briguer un pouvoir et qui invite constamment à "penser comme", comme lui, ou elle... Qui ne vit pas une écologie de l'autonomie est nécessairement dominé et cesse d'être libre dans son action.

Autrement qu'en se laissant dévorer par la discipline de vote et de parti qui transforme un honnête homme en machine à voter, fonctionne sur la confiance et multiplie les votes d'acceptation de dossiers qu'on connaît à peine. Qui ne vit pas une écologie de la rigueur intellectuelle cesse d'être lucide dans ses analyses.

Autrement qu'en se laissant dévorer par ses dossiers, absorbé qu'on est dans les lieux de pouvoir, au contact des mêmes connaissances (collègues, personnel administratif, relations partisanes). Qui ne vit pas une écologie de la relation humaine, au contact des citoyens, cesse de les représenter véritablement.

Écologie, dans ces quatre domaines, garde le même sens : trier l'essentiel de l'accessoire, se limiter en s'acceptant dominé par le temps, observer et écouter la vie de tout habitant de sa cité, penser le local avec le global en se sachant membre d'un tout et non l'expression de ce tout. L'écologie, en politique, est une humilité en actes, une révolution efficace, modeste, non-violente et permanente face à la conception centralisée, militante-militaire, violente et autoritaire de la conquête du pouvoir telle que nous la voyons partout mise en œuvre.

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Le 3 octobre 2013.
Et maintenant, exprimez-vous, si vous le voulez.
Jean-Pierre Dacheux

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